La militante

 

Avec Nettie Washington Douglass (1917-1982) et sa fille.
Nettie was the widow of Dr. Frederick Douglass III, a physician and great-grandson of Black activist and journalist Frederick Douglass who died in 1941.

 


1935

 


1936

 

Paris-soir, 7 janvier 1936


1947

 

Fisk University, Nashville, Tennessee.

 

J. B. donne un conférence : « France, North Africa And The Equality Of The Races In France ». Ici, avec des étudiants de cette université noire historique.


1951

 

• Juillet

Negro College Fund, Los Angeles

 

Councilman Don Allen, Josephine Baker, with an attache of the French Consul, Chairman of the Board George A. Beavers Jr., chatting before the National Negro College Fund meeting at St. Paul Baptist Church. Mr. Beavers is a member of the executive board of the national body.

Phot. Irving Smith, University of California, Los Angeles.

• Juillet

Council House, Washington, D.C.

Réception donnée en l'honneur de J. B. par le National Council of Negro Women (NCNW).

 

De gauche à droite : un pianiste, J. B., Jeanetta Welch Brown (executive director

of the NCNW) et Vivian Carter Mason (vice president of the NCNW).

Phot. Fred Harris.

• Août

 

Ce soir, 21 août 1951


1952

Saint-Louis, Missouri

 

On February 3, 1952, Josephine Baker performed a benefit concert at Kiel Auditorium to draw attention to the plight of African-American children forced to attend separate schools that were inferior in quality to those attended by white students. The concert was sponsored by a group of parents who had formed the Citizens Protest Committee On Overcrowding in Negro Public Schools the previous year. The concert also had the support of the local branch of the National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), a civil rights organization that was concerned with the problem of unequal educational facilities in many cities around the country. During the early 1950s, the NAACP challenged the legal status of segregated public education systems in a series of court cases. Meanwhile, other civil rights organizations in St. Louis concentrated their efforts on desegregating downtown retail establishments. Members of the Congress of Racial Equality (CORE) held frequent demonstrations in front of downtown department stores like Stix, Baer, and Fuller which refused to serve black customers in its dining room. Here is the text of her speech from February 3, 1952 :

https://www.umsl.edu/virtualstl/phase2/1950/events/perspectives/documents/jbhomecoming.html

 


Joséphine Baker et la LICA

 

Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, le journaliste Bernard Lecache (1895-1968), fondateur de la LICA / Ligue internationale contre l’antisémitisme (1927), demanda à Joséphine Baker de devenir leur « déléguée internationale à la propagande » et de soutenir le combat antiraciste grâce à sa notoriété. J. B. construisit des liens indéfectibles avec cette association, dont ses instances dirigeantes insérèrent officieusement, à partir de 1934, le R (racisme) dans l’appellation (LICRA). Au cours des années 1950-1960, J. B. intervint activement dans les meetings et les galas de l’association, qui, de son côté, rendit régulièrement compte de ses activités de propagandiste. Sa période de tournées s’acheva en mai 1957.

 

Avec Jean-Pierre Bloch, qui allait être Président de la LICA de 1968 à 1993.

28 décembre 1953

la Mutualité, à Paris

 

Le texte ci-dessous est extrait d’un long discours, prononcé lors de ce meeting et publié dans Le Droit de Vivre (janvier, février, mars 1954).

« Je combats la discrimination raciale, religieuse et sociale n’importe où je la trouve, car je suis profondément contre et je ne puis rester insensible aux malheurs de celui qui ne peut pas se défendre dans ce domaine, même si je la trouve en France.

Du reste, je suis navrée d’être obligée de combattre car, à l’époque où nous vivons, de telles situations ne devraient pas exister.

Je lutte de toutes mes forces pour faire abolir les lois existantes dans différents pays qui soutiennent la discrimination raciale et religieuse parce que ces lois font croire à ces citoyens qu’ils ont raison d’élever leurs enfants dans cet esprit.

Quelle importance y a-t-il à ce que je sois noire, blanche, jaune ou rouge ? J’aime tout le monde et je voudrais être aimée en retour et je respecte toutes les religions et toutes les croyances.

Dieu, en nous créant, n’a pas fait de différence. Pourquoi l’homme voudrait-il le surpasser en créant des lois auxquelles Dieu même n’a pas songé ?

Dieu nous a créés libres, donc libres de notre cœur, de notre esprit, de nos idées, du moment qu’on respecte les idées des autres.

Comme la vie est drôle ! Les années passent mais ne se ressemblent pas.

Hier, j’ai été adoptée par vous et vous m’aviez surnommée l’enfant terrible de Paris.

Aujourd’hui, je suis devant vous parlant de problèmes graves. C’est parce que j’ai la même confiance en votre cœur aujourd’hui, que je l’ai eue, à mon arrivée en France, il y a vingt-neuf ans et je n’ai jamais été déçue.

Je savais dès le commencement que je vous aimerais avec fidélité et compréhension jusqu’à la fin de mes jours.

Je savais le jour où l’on a décrété que j’étais l’enfant adoptive de Paris, qu’à partir de ce moment-là nos deux cœurs n’en formeraient qu’un.

Je savais, ce jour brumeux, quand le paquebot a quitté le port de New-York, que je trouverais le soleil à mon arrivée en France.

A mon premier contact avec vous j’ai été convaincue, à la façon dont vous aimiez les enfants, les vieillards et les animaux que nous étions faits pour nous entendre.

Je savais que ce n’était pas en vain que je vous avais donné mon amour.

Je savais également, en voyant la gaité de votre caractère, que vous étiez capables, en cas de nécessité, de surmonter n’importe quelle difficulté de la vie.

En somme, je savais que la France n’était pas mon pays d’adoption, mais qu’elle était mon pays tout court.

C’est pourquoi, peu après mon arrivée, j’ai adopté la nationalité française, car ici je me sens libre et heureuse de vivre et, au moment où l’on trouve le bonheur absolu et complet, on peut dire avec conviction : ceci est mon pays. Je suis très émue car vous savez bien que je ne suis pas une conférencière et je n’ai pas la prétention de l’être.

Mais retournons maintenant à nos problèmes raciaux.

La discrimination raciale et religieuse est tellement aiguë dans certains pays qu’elle s’y est enracinée et qu’elle fait partie des mœurs. On la trouve pratiquée entre les gens d’une même race et également race contre race, religion contre religion et dans les religions elles-mêmes.

Pour moi tout ce déséquilibre est un grand malheur. Je voudrais que tous les êtres se contactent pour mieux se connaître, se comprendre, s’apprécier et s’aimer. Je voudrais aussi que ceux qui se plaisent à semer le désordre, la confusion et la haine, laissent à l’être humain la liberté de l’élan de son cœur et la nature fera le reste.

Evidemment, pour beaucoup de personnes, ces sentiments ont l’air d’un rêve irréalisable. Pourtant je crois profondément dans la dignité de l’homme et je trouve que l’humilier c’est vexer Dieu.

Qui me prouve que ma religion est meilleure que la vôtre ou que la vôtre est meilleure que la mienne ?

Qui peut dire que votre point de vue de la vie est juste et le mien injuste ? Je crois que chacun porte ses religions et ses croyances dans son cœurs et que la religion est une expression de notre âme. Du reste aimer sincèrement est déjà une religion. »

12 mai 1957

30e anniversaire de la LICA

 

De gauche à droite, J. B., Pierre Fournier (section de Béziers), Georges Zerapha (comité central),

Boniface Sossah (section de Côte-d’Ivoire)


1953

 

Au Pyramid Club…

 

Le Pyramid Club de Philadelphie fut fondé au milieu des années 1930. Son propos : offrir, dans cette cité qui pratiquait la ségrégation, des activités sociales et culturelles à la communauté afro-américaine. Il devint vite le rendez-vous de l'élite noire de la ville. Parmi ses membres : Duke Ellington, Josephine Baker et l'écrivain Langston Hughes. Son premier présidnet fut le Dr. Walter F. Jerrick.

Le photographe John W. Mosley nous a laissé un témoignage d'une vesite de J. B. à ce club dans les années 1950… Source : Temple University Libraries, Philadelphie.

 

D'origine chrétienne protestante interconfessionnelle, l'Y.M.C.A. (Young Men's Christian Association) fut fondée en 1844 à Londres. 

 

Phot. John W .Mosley.

 


1957

 

• 13 janvier, château des Milandes

Conférence de J. B. contre le racisme

 • 9 février, Brive-la-Gaillare

Conférence de J. B., déléguée à la propagande de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme… Evènement organisé par la Mairie. 

« La grande artiste est le symbole même de l’idée d’égalité entre les races. Les conférences qu’elle donne sous l’égide de la Ligue internationale contre le racisme, attirent partout la grande foule. Brivistes, vous serez nombreux pour applaudir notre voisine et amie de terroir. Sa magnifique chanson “Dans mon village” que nous entendrons nous fera penser à son pays natal et nous penserons en même temps à l’immense et bienfaisante propagande qu’elle a faite dans le monde en faveur de la France, l’un de ses deux amours. Le public pourra applaudir les enfants des diverses nations dont Joséphine Baker est la mère adoptive. Ils feront en effet une brève apparition sur la scène, au début de la conférence. » (Henri Chapelle, maire.)

Autour de J. B., des élus et Jo Bouillon.

Toulouse

Conférence

 

Note des RG sur la conférence de Joséphine Baker.

Source : https://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/



Josephine Baker Bronze Memorial

Legacy Project Chicago

«* Born to a humble working-class family, Josephine Baker grew up cleaning houses and babysitting for wealthy white families who reminded her to “be sure not to kiss the baby.” After dropping out of school, she lived on the streets of St. Louis where her street-corner dancing led to a career in Vaudeville during the Harlem Renaissance. In 1925 she joined “La Revue Nègre” in Paris where her exotic and sensual performances made her an overnight sensation. In 1934 Baker was the first African American female to star in a major motion picture, Zouzou. During the Nazi occupation of France, she joined the French Underground and smuggled intelligence coded within her sheet music to the resistance in Portugal. In recognition of her services she received the Croix de Guerre, the Rosette de la Résistance, and was made a Chevalier de la Légion d'honneur by General Charles de Gaulle. In spite of her gallantry, after the war, Baker was refused service at New York’s popular Stork Club for being black. In response she refused to entertain in any club or theater that was not integrated – setting off a firestorm about integration. Thrust into the role of civil rights icon, Baker was the only woman asked to speak at the March on Washington in 1963. Though she performed less and less in the ensuing years, in 1973 she opened at Carnegie Hall to a standing ovation, finally receiving the recognition that had long eluded her in the U.S. On April 12, 1975 – shortly after receiving rave reviews for a retrospective on her 50 years in show business – she suffered a cerebral hemorrhage and passed away at the age of 68. She received full French military honors and was interred in Monaco at the behest of long-time friend, Princess Grace. Josephine Baker – who believed in a truly multiracial society – adopted 12 children from nationally and racially diverse backgrounds. She was a true pioneer who never gave up on life in spite of tremendous challenges, and remains one of the most beloved icons of her era. *»

Plaque Sponsor

Television and Radio host, and Author Dr. Paul M. Lisnek, J.D., Ph.D., dedicates this plaque "In Memory of Jean-Claude Baker and with love to my two and four-legged children."


A lire…

• Mary L. Dudziak, Josephine Baker, Racial Protest, and the Cold War, Journal of American History, Volume 81, Issue 2, September 1994, Pages 543–570. Ci-dessous, lien vers le texte en format PDF…

https://edisciplinas.usp.br/pluginfile.php/517545/mod_resource/content/1/Josephine_Baker_Cold_War.pdf

 

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